La journaliste Xenia Fedorova est désormais au cœur d’une vive controverse en France. Les autorités françaises l’accusent de relayer la propagande du Kremlin et ont décidé de lancer une procédure d’expulsion à son encontre, une décision que l’intéressée conteste au nom de la liberté d’expression.
La journaliste Xenia Fedorova 45 ans, ancienne directrice de la chaîne russe RT France, est menacée d’être chassée de France. Le ministère français de l’intérieur a annoncé à l’AFP avoir notifié à la journaliste ce mercredi, un arrêté ministériel d’expulsion. Les autorités estiment qu’elle constitue une menace pour l’ordre public en raison de ses prises de position jugées favorables au Kremlin. De son côté, la chroniqueuse russe, soutenue par ses employeurs et son avocat, dénonce une atteinte à la liberté d’expression.
Xenia Fedorova,« la voix » du Kremlin !
Le ministère français de l’Intérieur reproche à la journaliste Xenia Fedorova de participer à des campagnes de désinformation attribuées aux autorités russes. Selon l’arrêté d’expulsion, cité par plusieurs médias français, son comportement « porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et sa présence sur le territoire constitue « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ».
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Les autorités estiment qu’en relayant certains « narratifs », l’ancienne patronne de RT France « contribue à la diffusion d’un discours de désinformation et de déstabilisation » destiné à « manipuler l’opinion publique » et à « saper la confiance des citoyens français et européens dans leurs institutions ». Il est également indiqué qu’elle est interdite de séjour en Allemagne.
Depuis la notification de cette décision, Xenia Fedorova est assignée à résidence et doit se présenter quotidiennement au commissariat. Elle a immédiatement annoncé, par l’intermédiaire de son avocat Emmanuel Piwnica, qu’elle allait former un recours. « Xenia Fedorova est une journaliste. Cette décision est une atteinte grave à la liberté d’expression d’une journaliste qui a toujours exercé son activité de la manière la plus convenable qu’il soit », a-t-il déclaré.

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Cette affaire intervient après plusieurs mois de polémique autour de la chroniqueuse, régulièrement invitée sur CNews, Europe 1 et le JDNews. Le gouvernement français ainsi que le président Emmanuel Macron l’ont déjà qualifiée de « propagandiste » du Kremlin.
Ses employeurs, les groupes Canal+ et Lagardère, dénoncent au contraire « une atteinte particulièrement grave à la liberté d’expression » et au pluralisme des opinions. Des recours devant la justice devraient désormais déterminer si cette procédure d’expulsion peut être maintenue.





