Augmentation des frais d’études en France : le Gabon veut miser sur ses universités

0
Augmentation des frais d’études en France : le Gabon veut miser sur ses universités
Augmentation des frais d’études en France : le Gabon mise sur ses universités

Le Gabon entend désormais revoir sa politique de formation à l’étranger face à l’augmentation des coûts et à la réduction des aides accordées aux étudiants. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema veut privilégier la modernisation des universités gabonaises et l’orientation des étudiants vers des établissements africains d’excellence.

Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le chef de l’État gabonais dans son message à la nation, ce dimanche 16 août, à la veille du 66e anniversaire de l’indépendance du pays. Il avait déjà annoncé cette réorientation début août, lors d’une rencontre avec la diaspora gabonaise en France.

Frais d’études en France : le Gabon veut transformer une contrainte en opportunité

Gabon : fini les bourses d’études vers l’occident dès 2026

La hausse des frais d’études en France et la réduction de certaines aides aux étudiants poussent Libreville à revoir son système de bourses. Sans citer directement la France dans son discours, Brice Oligui Nguema a expliqué que son pays ne pouvait plus continuer à supporter l’augmentation des coûts dans certains pays européens. La France étant traditionnellement la principale destination des étudiants gabonais, cette décision devrait avoir un impact important sur les futurs bénéficiaires de bourses.

Pour autant, le Gabon ne ferme pas complètement la porte aux études en France. Les formations jugées stratégiques, notamment en ingénierie, en médecine ou au niveau doctoral, pourraient continuer à bénéficier d’un soutien public. L’objectif est désormais de concentrer les ressources disponibles sur les compétences considérées comme prioritaires pour le développement du pays.

Lire aussi : Gabon : le scandale des 507 agents fantômes qui paralyse la mairie de Port-Gentil

Entrée de l’Université Omar Bongo © D.R.

Face à l’augmentation des frais d’études en France, le président Nguema défend également une diversification des destinations. « Nous ne devons pas subir cette évolution. Nous devons y répondre par une stratégie qui est de consolider nos établissements, rechercher les meilleures formations et regarder avec confiance vers les universités d’excellence de notre continent», a-t-il déclaré.  « L’Afrique ne doit pas être un choix par défaut. Elle est un espace de savoirs, d’innovations et d’avenir », a ajouté le président Brice Oligui Nguema.

Mais le principal chantier reste au Gabon. Une partie des ressources consacrées aux études à l’étranger pourrait être réorientée vers la modernisation des universités nationales, avec de meilleurs équipements, des laboratoires plus performants et des formations davantage adaptées aux besoins de l’économie. Ainsi, la hausse des frais d’études en France pourrait devenir, pour Libreville, l’occasion d’accélérer sa politique de souveraineté éducative sans pour autant renoncer à la mobilité internationale. Car, pour le président Nguema, « ‘avenir de nos enfants ne s’écrit pas seulement au-delà des océans, il s’écrit aussi ici, chez nous et sur notre continent, par des formations plus adaptées à nos réalités ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici