À New York, le secrétaire général de l’ONU a appelé à revoir les relations économiques entre l’Afrique et le reste du monde. Antonio Guterres plaide pour que les ressources du continent soient davantage transformées localement afin d’y créer plus de valeur, d’emplois et d’investissements.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, veut voir évoluer le modèle économique des relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. Lors de l’édition 2026 d’Unstoppable Africa, organisée les 20 et 21 septembre à New York par la Global Africa Business Initiative (GABI), il a appelé à passer d’une logique consistant à « faire des affaires en Afrique » à une approche visant à « faire des affaires avec l’Afrique ».
Transformer les ressources de l’Afrique pour créer davantage de valeur
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Pour Antonio Guterres, « la question n’est plus tant de savoir si le continent africain peut devenir l’un des moteurs de l’économie mondiale, mais qui profitera de son essor». « Plus de pillage », a-t-il lancé devant des chefs d’État, des investisseurs et des dirigeants d’entreprises. Le continent dispose, selon les chiffres cités lors du forum, de près de 30 % des ressources minérales mondiales et de 60 % du potentiel solaire de la planète. Son marché est par ailleurs évalué à environ 3 000 milliards de dollars.
Pour le secrétaire général de l’ONU, ces atouts doivent davantage profiter aux économies africaines. Il appelle notamment à ce que les minerais critiques et les autres ressources naturelles soient transformés sur le continent, afin de favoriser la création d’industries, d’emplois et de chaînes de valeur locales. Cette orientation est au cœur des discussions d’Unstoppable Africa 2026, qui accordent une place importante aux infrastructures, aux minerais stratégiques, aux énergies renouvelables et aux mécanismes de financement.

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Le développement des investissements et des partenariats constitue également un enjeu majeur. Antonio Guterres plaide pour une mobilisation accrue des capitaux privés et pour une réforme de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès des économies africaines à des financements adaptés. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est également présentée comme un levier pour élargir les marchés et développer des chaînes de valeur à l’échelle du continent.
Au-delà de l’économie, Antonio Guterres a lié cette transformation à la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Il a de nouveau défendu l’idée d’accorder au continent des sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU. Pour lui, une Afrique appelée à peser davantage dans l’économie mondiale doit également pouvoir participer davantage à l’élaboration des règles qui l’organisent. « Nous passons de faire des affaires en Afrique à faire des affaires avec l’Afrique », a-t-il résumé.





