Mali : le ministre de la Défense Sadio Camara tué, Kidal replonge dans les combats

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attaques terroristes au Mali : le ministre de la Défense Sadio Camara tué, Kidal replonge dans les combats

Les attaques terroristes au Mali, survenues ce samedi 25 avril, ont provoqué une onde de choc avec la mort du ministre de la Défense Sadio Camara. Dans le même temps, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) qui ont revendiqué cette attaque, ont indiqué avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal.

La crise sécuritaire s’est aggravée samedi dernier au Mali après une série d’attaques coordonnées visant des positions stratégiques du pouvoir militaire. L’attaque la plus marquante a coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara, pilier du régime de transition. Dans le même temps, la situation évolue rapidement à Kidal, où les équilibres militaires semblent basculer.

Attaques terroristes et recomposition des forces à Kidal

Sadio Camara a été tué le 25 avril lors d’un attentat à la voiture piégée contre sa résidence à Kati, près de Bamako. L’information a été confirmée par les autorités du pays. Les attaques terroristes, revendiquée par des groupes affiliés au JNIM en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), a également coûté la vie à des membres de sa famille.

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Plusieurs hauts responsables militaires ont été blessés, illustrant l’ampleur de l’offensive menée contre l’appareil sécuritaire malien. Ces attaques terroristes ont visé simultanément plusieurs localités, dont Bamako, Kati, Gao, Mopti et Sévaré. Un couvre-feu strict a été instauré pour contenir la situation, alors que des combats sporadiques continuent d’être signalés, notamment aux abords de la capitale. Dans le nord, Kidal est redevenue l’épicentre des tensions.

Les combats ont repris dimanche dans la ville de Kidal entre la rébellion touareg appuyée par les jihadistes du Jnim, affiliés à al-Qaïda. Mais les coups de feu auraient cessé après la médiation d’un pays voisin du Mali, selon RFI. Les Russes de l’Africa Corps auraient décidé de quitter leur position de Kidal, selon Serge Daniel, correspondant du média français dans la région. Les rebelles touaregs affirment « désormais » contrôler « totalement » la ville.

le chef d’Etat du Mali Assimi Goita et son défunt ministre de la Défense Sadio Camara

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Des témoins, cités par nos confrères évoquent le départ de convois militaires, tandis que les combattants des groupes armés occupent désormais les rues. Le chef de l’Etat Assimi Goita aurait, lui, été exfiltré de la ville garnison Kati, proche de Bamako.

Ce retrait de l’armée malienne de Kidal, s’il est confirmé, marque un tournant stratégique majeur dans la région. Il pourrait fragiliser davantage la position de l’armée malienne dans le nord et renforcer les groupes rebelles et jihadistes.

Sur le plan international, les appels à une réponse coordonnée face à la montée de l’insécurité au Sahel se multiplient. La Cédéao a condamné sur X ces attaques terroristes alors que le Mali s’enfonce dans une instabilité croissante.

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