Alors que le Hamas annonce sa volonté de libérer tous les otages, une baisse des frappes israéliennes est constatée. Mais la mise en place d’un cessez-le-feu complet reste suspendue à des négociations complexes, notamment autour du retrait de Tsahal et de l’avenir de Gaza.
Vendredi 3 octobre, le Hamas a déclaré être disposé à libérer les 48 otages encore détenus à Gaza. Une annonce saluée par Donald Trump, qui a immédiatement appelé à un cessez-le-feu immédiat. Ce samedi, les bombardements israéliens semblent ralentir, mais aucun accord formel n’a encore été trouvé. Le processus de paix reste fragile, conditionné à des compromis politiques et militaires difficiles à obtenir.
Baisse des bombardements depuis l’annonce du Hamas
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Depuis cette déclaration du Hamas, les hôpitaux de Gaza rapportent une baisse notable de l’intensité des frappes israéliennes, notamment dans le nord de l’enclave. Israël n’a pas officiellement annoncé de cessez-le-feu, mais selon plusieurs sources militaires, les opérations sont désormais « ciblées et limitées ». Sur son réseau « Truth Social », Donald Trump s’est réjoui qu’Israel « ait temporairement arrêté les bombardements » pour donner une chance à la libération des otages. Il a aussi prévenu le Hamas qu’il ne « tolérera aucun retard » dans l’application de son plan.
Le Hamas a confirmé qu’il acceptait de libérer tous les otages, vivants ou morts, dans le cadre du plan de paix proposé par Trump. Toutefois, il ne s’est pas engagé sur les deux points les plus sensibles pour Israël : son désarmement et le départ de ses combattants de Gaza. Ces conditions sont pourtant au cœur des exigences israéliennes pour envisager un retrait progressif de ses forces, et restent donc des freins majeurs à un cessez-le-feu complet.
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Les familles des otages, réunies au sein du principal collectif israélien, ont lancé un nouvel appel pressant à Benyamin Netanyahu. Elles demandent l’ouverture immédiate de négociations directes pour éviter toute issue tragique. Mais en ce jour de Shabbat, les ministres les plus extrémistes du gouvernement israélien sont restés silencieux, laissant planer le doute sur la direction que prendra l’exécutif dans les heures à venir.
En parallèle, l’Égypte se prépare à accueillir une conférence inter-palestinienne pour discuter de l’avenir de Gaza après la guerre. Le plan américain prévoit une transition sous contrôle international, sans présence du Hamas, tandis que ce dernier revendique son rôle futur dans la gouvernance du territoire. Le cessez-le-feu, s’il venait à être formalisé, ne serait donc que le début d’un long processus de négociation politique.






