La reconstruction de Gaza est au cœur des priorités de l’administration Trump, qui souhaite instaurer un « Conseil de la paix » chargé de piloter le cessez-le-feu et les efforts de reconstruction. Plusieurs pays ont été invités à y participer en contribuant financièrement, dont la Russie, à laquelle une invitation officielle a été adressée.
Donald Trump envisage d’instaurer une contribution financière d’un milliard de dollars pour les États souhaitant obtenir un siège permanent au sein du Conseil de la paix, l’instance chargée de superviser l’administration et la reconstruction de la bande de Gaza dans le cadre de la deuxième phase de son plan de paix. Selon des informations révélées par Bloomberg, cette disposition figure dans un projet de charte du futur organisme.
Conseil de la paix : un dispositif international inédit
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Le Conseil de la paix a été entériné par le Conseil de sécurité des Nations unies en novembre dernier. Le projet de charte de cet organe prévoit que les États membres siègent pour un mandat de trois ans, avec la possibilité d’obtenir un siège permanent en contribuant à hauteur d’un milliard de dollars. Cette contribution serait exclusivement consacrée à la reconstruction de Gaza, selon la Maison Blanche. Donald Trump assurerait la présidence inaugurale et disposerait du droit d’invitation pour les États participants.
Washington a déjà adressé des invitations à plusieurs dirigeants internationaux et la liste complète devrait être officialisée par les Etats-Unis dans les prochains jours. Le Kremlin a aussi annoncé que le président russe Vladimir Poutine a également reçu une invitation. Une annonce qui pourrait susciter des inquiétudes du côté européen. La France qui a aussi reçu l’invitation a déclaré ne pas y « donner suite favorable » à ce stade.

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Un conseil exécutif restreint a également été mis en place pour gérer les opérations sur le terrain. Parmi ses membres figurent des personnalités influentes telles que Marco Rubio, Jared Kushner et Tony Blair. Le but affiché est d’éviter les lourdeurs bureaucratiques tout en assurant un suivi efficace des projets de reconstruction.
Cependant, le projet du Conseil de la paix ne fait pas l’unanimité. Israël a exprimé ses réserves, jugeant que la coordination avec les autorités locales n’avait pas été suffisante. Cette critique souligne les défis diplomatiques auxquels l’administration Trump devra faire face pour que le Conseil de la paix devienne un acteur crédible et efficace dans la reconstruction de Gaza.






