Robert Dussey a clarifié la position de Lomé sur la coopération avec Moscou et les relations du Togo avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Invité de France 24 en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères a notamment rejeté la présence de mercenaires russes au Togo.
Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a accordé une interview à France 24, publié ce mercredi 23 septembre. Plusieurs sujets ont été au menu de cet entretien, notamment l’initiative portée par le Togo sur la représentation cartographique du monde. Un autre sujet, tout aussi important; les liens de Lomé avec la Russie et les trois pays de l’AES : le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Robert Dussey : « Nous n’avons pas de mercenaires russes »
L’adhésion du Togo à l’AES n’est pas « impossible », estime Robert Dussey
Interpellé sur les rumeurs de présence « de 300 membres du groupe paramilitaire Afrika Korps au Togo », Robert Dussey a clarifié la situation. Pour le chef de la diplomatie togolaise, « certains mettent tout un mythe autour de la coopération avec la Russie ». Le Togo a effectivement « une coopération à la fois sur un plan politique, diplomatique, commercial », avec la fédération de Russie, mais pas de » mercenaires russes « .
Robert Dussey rejette d’ailleurs l’utilisation de cette expression, l’attribuant au journaliste. Tout comme il y a des formateurs français, chinois ou américains, qui interviennent au Togo pour former les locaux en cas d’achat d’équipements militaires chez eux, autant il y a des formateurs russes au Togo, a expliqué le ministre. Il a d’ailleurs rappelé que les relations diplomatiques entre le Togo et l’Union soviétique remontent à mai 1960.
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Sur l’AES, Robert Dussey a réaffirmé le choix du Togo d’aider le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il estime que l’isolement de ces trois pays n’est pas une réponse au défi sécuritaire régional. Selon lui, c’est le président du conseil de la République togolaise, Faure GNASSINGBE, qui a eu raison plus tôt en ne s’éloignant pas de ces pays. « Parce qu’aujourd’hui, quand vous voyez tous ces pays qui avaient condamné ces pays, les pays, même la région qui avait condamné ces trois pays, aujourd’hui sont en train de renouer avec ces pays », a-t-il expliqué.
Robert Dussey a aussi souligné que la sécurité des pays de l’AES est directement liée à celle des pays côtiers, dont le Togo. « Ces pays constituent une forme de digue contre l’extrémisme violent, contre les groupes terroristes », aussi est-il important de les aider, a-t-il insisté. Le ministre a aussi rejeté le procès fait à ces pays pour avoir quitter la CEDEAO, « c’est leur choix », a-t-il insisté. Pour lui, la CEDEAO n’a pas de « problème» avec l’AES puisque le dialogue est maintenu entre les deux organisations.
Le Togo maintient ses relations avec ces pays, ce qui lu a permis d’ailleurs de mettre en place avec les forces armées burkinabè, « un dispositif robuste dans l’extrême nord du Togo (…) pour contenir les différentes attaques terroristes », une stratégie qui porte des fruits.





