
Le gazole russe devrait revenir bientôt sur le marché international. La Russie a annoncé ce mercredi 14 octobre, la signature «dans les prochains jours» avec les Etats-Unis, des premiers contrats d’exportation de son diesel. Cette annonce s’inscrit dans le cadre de l’entente présentée la semaine dernière par Donald Trump et Vladimir Poutine.
Alors que les prix du diesel connaissent une forte hausse, la Russie et les États-Unis accélèrent les préparatifs de leur accord sur les livraisons du gazole russe. Le Kremlin a annoncé ce mercredi, que les premiers contrats de fourniture devraient être signés dans les prochains jours. Cette perspective fait suite à l’annonce de Donald Trump, vendredi dernier, concernant la livraison de quantités importantes de diesel russe aux marchés américain et mondial, avec un assouplissement des sanctions visant Moscou.
Accord sur le gazole russe : Moscou accélère les préparatifs
Iran : les autorités annoncent avoir déjoué une tentative américaine de « voler » du pétrole iranien
« Nous sommes en contact très étroit, toutes les heures, avec la partie américaine, et tout avance très vite », a déclaré Kirill Dmitriev, conseiller du Kremlin pour la coopération économique internationale, cité par les agences de presse russes. Il a précisé que les deux pays travaillent à résoudre les questions logistiques nécessaires à la mise en œuvre rapide de l’accord sur le gazole russe. Le vice-Premier ministre russe chargé de l’Énergie, Alexandre Novak, a confirmé que les contrats de fourniture sont en cours d’élaboration au niveau des ministères et des entreprises.
Selon lui, « les livraisons seront effectuées sur les marchés mondiaux, y compris directement aux États-Unis ». À terme, Moscou espère pouvoir exporter entre 3 et 3,5 millions de tonnes de gazole, un volume comparable à celui qu’elle fournissait avant les sanctions occidentales. Le responsable russe estime que ces approvisionnements pourraient contribuer à faire baisser les prix du diesel, en forte hausse depuis le début de la guerre israélo-américaine au Moyen-Orient.

Vladimir Poutine et Donald Trump, lors d’une rencontre le 15 août 2025. © Crédit photo : ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Lire aussi : Niger : une éruption de pétrole et de gaz d’une « gravité exceptionnelle »
L’accord sur le gazole russe suscite toutefois des critiques. Des parlementaires républicains se sont opposés à cette décision, jugée contraire à la ligne de fermeté affichée par Washington envers Moscou. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également qualifié l’accord de « faible » et d’« indigne », tandis que des analystes doutent de son effet réel sur les prix.
Les États-Unis consomment environ 3,9 millions de barils de diesel par jour, alors que le volume initial évoqué dans le cadre de l’accord, soit 2,22 millions de barils au total, représente moins d’une journée de consommation américaine. Pour Moscou, cette coopération pourrait néanmoins générer des recettes fiscales supplémentaires et de nouvelles possibilités d’investissement.




