Manifestations en Iran : Israël et les États-Unis accusés d’ingérence directe

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Manifestations en Iran : Israël et les États-Unis accusés d’ingérence directe

Alors que les manifestations se poursuivent en Iran, le chef de la diplomatie du pays a accusé Israël et les États-Unis « d’intervenir directement » dans ces mouvements qui secouent le pays depuis 13 jours. L’ayatollah Khamenei a de son côté avertit que la République islamique « ne reculera pas » face à des « vandales ».

Des manifestations ont éclaté le 28 décembre à Téhéran à la suite d’une mobilisation des petits commerçants. Ces mouvements se sont répandus rapidement dans le pays poussé par un contexte de crise économique et de mécontentement à l’égard du gouvernement. Initialement concentrées dans les quartiers commerciaux de Téhéran, les manifestations se sont étendues aux grandes villes.

Ingérence d’Israël et les États-Unis dans les manifestations

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En visite au Liban ce vendredi, Abbas Araghchi a accusé Israël et les États-Unis d’ingérence dans le mouvement de contestation qui secoue le pays depuis plus d’une semaine. « C’est ce qu’on affirmé les Américains et les Israéliens, à savoir qu’ils interviennent directement dans les manifestations en Iran », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne.

« Ils essaient de transformer les manifestations pacifiques en actions clivantes et violentes», a ajouté le ministre Araghchi. Se prononçant sur les récentes déclarations de Trump qui évoquait l’éventualité d’une intervention militaire contre l’Iran si des manifestants étaient tués, le ministre a indiqué qu’elle « est peu probable, car leurs tentatives précédentes ont totalement échoué ».

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Le guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei

Parallèlement, à Téhéran, le guide suprême l’ayatollah Khamenei a également pris la parole pour indiquer que la République islamique ne reculera pas « face aux saboteurs » et aux « vandales », qualificatifs qui fait référence aux manifestants. Prenant la parole dans une allocution diffusée sur la télévision d’État, il a accusé le président américain Donald Trump d’avoir les mains « tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens ».

S’érigeant en prophète, le guide suprême a déclaré que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé », à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979. Sur le terrain, ces manifestations connaissent une ampleur inédite dépassant celles de 2022 déclenchées par la mort Mahsa Amini en détention, après avoir été arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté. Elles sont le reflet d’une situation économique morose caractérisée par l’inflation, la hausse des prix alimentaires et la forte dépréciation du rial iranien.

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