Mohammad Eslami, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, n’a pas pu se rendre à Vienne pour participer à la Conférence générale annuelle de l’AIEA, sous la pression des Etats-Unis. Téhéran a dénoncé ce lundi un « précédent qui va affecter tout le monde ».
Mohammad Eslami et sa délégation avaient pris un vol pour Vienne samedi, mais ont finalement regagné Téhéran, a annoncé la télévision d’Etat iranienne. L’Autriche avait demandé au comité compétent du Conseil de sécurité de l’ONU une dérogation permettant au responsable iranien de voyager malgré son interdiction de déplacement. La demande a été rejetée, empêchant son entrée sur le territoire autrichien.
Téhéran dénonce une décision « injustifiée » contre Mohammad Eslami
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Le gouvernement iranien a convoqué le chargé d’affaires autrichien pour protester contre cette décision. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, l’a qualifiée de « totalement injustifiée » et a affirmé que l’incident s’était produit sous la pression des États-Unis. Washington assume de son côté son opposition à la dérogation. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a confirmé la pression des Etats-Unis.
« Nous ne voulons pas que des individus sanctionnés contournent leurs sanctions. Il a demandé une dérogation aux sanctions et celle-ci a été refusée » , a-t-il expliqué à la presse depuis le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne. Le ministère autrichien des Affaires étrangères s’est de son côté défendu. Mohammad Eslami faisait l’objet d’une interdiction de voyager des Nations Unies, a expliqué le ministère à l’AFP.

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Vienne a « demandé au comité compétent du Conseil de sécurité une dérogation » , mais cette requête a été « rejetée faute de consensus », a précisé le ministère. « Une entrée sur le territoire n’a donc pas pu être autorisée en raison des engagements internationaux de l’Autriche », a ajouté le ministère. Cette exclusion intervient dans un contexte de fortes tensions autour du programme nucléaire iranien.
Mohammad Eslami avait pourtant participé à la Conférence générale de l’AIEA en septembre 2025. Son absence à l’édition 2026 constitue donc un nouvel épisode dans la confrontation entre Téhéran et les puissances occidentales autour de son programme nucléaire. L’adjoint aux affaires juridiques internationales de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi, a regretté auprès de l’AFP un « acte malveillant de l’administration américaine » et dénoncé « un précédent qui affectera tout le monde ».





