La Suède a officiellement mis fin, lundi 31 août 2026, à ses programmes bilatéraux d’aide au développement avec plusieurs pays africains. Cette décision, annoncée en décembre 2025, répond notamment à la volonté de Stockholm de réorienter ses ressources vers de nouvelles priorités, notamment le soutien à l’Ukraine.
La décision marque un nouveau tournant dans la politique de coopération internationale de la Suède. Le Liberia, le Mozambique, la Tanzanie et le Zimbabwe sont concernés par l’arrêt de cette coopération bilatérale. Hors d’Afrique, la Bolivie figure également parmi les pays concernés. Parmi les nouvelles priorités de la Suède figurent le soutien à l’Ukraine et le renforcement de sa défense.
La Suède réoriente ses priorités
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« Cette décision n’a pas été prise à la légère et résulte d’une réduction des crédits alloués à la coopération au développement dans notre budget global », a expliqué le gouvernement suédois. Stockholm met notamment en avant les « nouveaux défis et besoins en matière de politique de sécurité dans notre voisinage immédiat ». Une partie des ressources doit ainsi être réorientée vers l’aide à l’Ukraine et l’augmentation du budget de défense suédois.
Au Liberia et au Zimbabwe, le désengagement va au-delà de l’aide au développement. La Suède a également décidé de fermer ses ambassades à Monrovia et Harare. Fermées aux visiteurs depuis lundi, elles doivent cesser totalement leurs activités en octobre. Ces représentations assuraient également les relations de Stockholm avec plusieurs autres pays de la région, notamment la Sierra Leone, le Malawi et Maurice.

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Cette décision suscite des inquiétudes sur les conséquences pour les pays concernés. Selon The Guardian, la Suède avait consacré plus de 5,77 milliards de couronnes suédoises au Liberia depuis 2008, notamment pour les infrastructures, les institutions démocratiques et des programmes humanitaires. Le journal britannique estime que la fin de cette aide pourrait notamment affecter les politiques de santé dans le pays.
Le retrait suédois intervient dans un contexte plus large de réduction de l’aide internationale. Après la fin de l’USAID sous l’administration Trump et les réorientations opérées par plusieurs pays européens, Stockholm assure toutefois vouloir maintenir son engagement dans les mécanismes d’aide multilatérale, notamment à travers l’Union européenne.





