L’Etat du Canada est au cœur d’un procès sur le climat, ouvert ce lundi 26 octobre 2026 à Vancouver. Quinze jeunes réclament une intervention de la justice pour contraindre le pays à renforcer ses mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à mieux protéger leurs droits constitutionnels à la vie.
Âgés de 17 à 25 ans, les plaignants estiment que les politiques climatiques du gouvernement canadien sont insuffisantes face aux conséquences du réchauffement. Ils soutiennent que cette situation menace leur droitcli à la vie, à la liberté et à la sécurité, garantis par la Constitution. Leur démarche vise à obtenir un plan climatique plus ambitieux et le respect des engagements pris par Ottawa.
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Le procès, intitulé La Rose contre Sa Majesté le Roi, doit se dérouler sur cinq semaines devant une cour fédérale à Vancouver. Les avocats des jeunes plaignants prévoient de faire témoigner des scientifiques, des professionnels de santé et des ingénieurs. Ils devront notamment expliquer les effets des canicules, des feux de forêt et d’autres phénomènes climatiques extrêmes sur la santé physique et mentale des jeunes.
Certains évoquent également les conséquences du réchauffement sur les écosystèmes et les communautés autochtones. Les plaignants demandent à la justice d’obliger le gouvernement à renforcer son plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de 40 à 45 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau de 2005, avant d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

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Toutefois, le gouvernement a déjà reconnu que l’objectif fixé pour 2030 ne serait pas atteint. Cette procédure intervient alors que le Premier ministre Mark Carney a supprimé plusieurs mesures environnementales instaurées sous Justin Trudeau, notamment la taxe carbone fédérale applicable aux particuliers et le plafonnement des émissions du secteur pétrolier.
Les plaignants espèrent que la justice reconnaîtra la responsabilité de l’État dans la protection de leurs droits face au changement climatique. L’affaire pourrait aussi contribuer au débat juridique international sur les obligations des gouvernements en matière climatique. Le jugement est attendu après la clôture du procès, prévue fin février 2027.





