A peine arrivé en Afrique du Sud, l’ambassadeur américain Leo Brent Bozell III a été convoqué ce mercredi 11 mars par le ministère des Affaires étrangères. Il est reproché au diplomate, des déclarations jugées contraires aux usages diplomatiques dès sa première prise de parole publique.
Figure controversée pour son opposition passée au mouvement anti-apartheid et à Nelson Mandela, Brent Bozell arrive à Pretoria dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre États-Unis et Afrique du Sud. Washington reproche notamment à Pretoria la plainte pour génocide déposée contre Israël devant la justice internationale au sujet de la guerre à Gaza, ainsi que ce qu’il qualifie de persécution des Afrikaners, descendants des colons européens.
Leo Brent Bozell III au cœur d’une polémique diplomatique en Afrique du Sud
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À peine arrivé à Pretoria, l’ambassadeur américain en Afrique du Sud Leo Brent Bozell III, se retrouve déjà au cœur d’une controverse diplomatique. Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola, a confirmé le 11 mars 2026 que le diplomate américain avait été convoqué pour s’expliquer sur des déclarations critiquant ouvertement certaines politiques intérieures du pays.
Lors de sa première prise de parole publique ce mardi depuis une petite ville au sud du pays, Leo Brent Bozell a dénoncé les politiques de discrimination positive mises en place pour corriger les inégalités héritées de l’apartheid. Selon lui, ces programmes auraient contribué à une stagnation économique. Le gouvernement sud-africain a rapidement rejeté ces accusations, rappelant que ces mesures constituent un instrument essentiel pour corriger les déséquilibres structurels du passé.
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La polémique s’est intensifiée lorsque l’ambassadeur américain en Afrique du Sud a qualifié de « discours de haine » le chant « Kill the Boer, Kill the farmer » (« Tuez le Boer, Tuez le fermier »); un slogan historique de la lutte contre l’apartheid. La justice sud-africaine a par le passé jugé, que ce slogan ne constitue pas un discours de haine et qu’il devait être considéré dans son contexte historique de lutte contre l’apartheid imposé par la minorité blanche.
«Je suis désolé mais je n’ai que faire de ce que vos tribunaux disent, c’est un discours de haine »; a commenté l’ambassadeur américain. Face aux réactions des autorités sud-africaines, Leo Brent Bozell a finalement nuancé ses propos. Après sa rencontre avec le ministère des Affaires étrangères, il a exprimé ses regrets pour certaines déclarations et assuré que les États-Unis respectaient l’indépendance du système judiciaire sud-africain.






