L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté ce lundi 29 juin, dans un climat de tensions politiques, le projet de révision de la Constitution. Ce texte qui suscite une vive polémique car accusé d’être taillée sur mesure pour Ousmane Sonko, sera désormais soumis à référendum a annoncé l’exécutif dirigé par Diomaye Faye.
Après le projet de réforme du code électoral, qui avait déjà accentué les désaccords entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, la réforme constitutionnelle apparaît comme un nouvel épisode des tensions entre les deux hommes. Réunis ce lundi à Dakar, les députés ont adopté le projet de révision de la Constitution au terme d’une séance particulièrement mouvementée. Comme annoncé par le gouvernement, le texte sera soumis au peuple par référendum.
Révision de la constitution sénégalaise : un vote sous tension avant le référendum
Réforme électorale au Sénégal : Diomaye Faye veut-il empêcher la candidature de Sonko ?
La révision de la constitution au Sénégal a été adoptée par les 129 députés présents à l’Assemblée nationale, tandis que les élus de l’opposition ont boycotté le vote après de vifs incidents dans l’hémicycle. Le député de l’APR Abdou Mbow a, notamment, provoqué une bagarre avec les députés de Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), suite à son refus de quitter la tribune, exigeant la suspension des débats. La gendarmerie est finalement intervenue sur ordre d’Ousmane Sonko pour l’expulser de la salle.
À l’extérieur, des manifestations organisées par l’opposition ont été dispersées par les forces de l’ordre, illustrant le climat de forte tension ayant entouré l’examen du texte. Portée par la majorité parlementaire, cette réforme modifie 29 articles de la Constitution. Elle vise notamment à renforcer les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre, à empêcher le président de la République de diriger un parti politique et à limiter à une seule la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale au cours d’un mandat présidentiel.

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Des partis d’opposition, la coalition Diomaye Président et des organisations de la société civile dénoncent une réforme qu’elles jugent favorable à Ousmane Sonko, actuel président de l’Assemblée nationale. Le Pastef, de son côté, affirme que le texte reprend les recommandations issues du Dialogue national de 2025 et des Assises de la justice de 2024. Le débat autour de cette révision de la constitution confirme que les désaccords entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko continuent de peser sur la vie politique sénégalaise.





