Abus sexuels sur des réfugiés : Médecins Sans Frontières licencie 18 employés au Tchad

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Abus sexuels sur des réfugiés : MSF licencie 18 employés au Tchad
Camp de réfugiés de Yida, Soudan du Sud, avril 2013/ Crédit Photo: Yann Libessart/MSF

MSF Tchad fait face à un grave scandale après la révélation de dizaines d’allégations d’abus sexuels visant certains de ses employés. Une enquête interne menée par l’organisation humanitaire a conduit au licenciement de 18 personnes accusées de comportements contraires à ses valeurs auprès de réfugiés soudanais installés dans l’est du pays.

L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, ce lundi 15 juin, le renvoi de 18 employés au Tchad à la suite d’une enquête portant sur des accusations d’exploitation et d’agressions sexuelles formulées par des réfugiées soudanaises. L’enquête, menée après plusieurs signalements reçus en 2024, a examiné 59 allégations impliquant des membres du personnel de l’ONG dans des camps accueillant des personnes ayant fui la guerre au Soudan.

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Selon les conclusions de l’enquête interne, plusieurs employés auraient profité de la vulnérabilité des réfugiés en échangeant notamment de la nourriture, de l’argent ou des promesses d’emploi contre des relations sexuelles. Certaines accusations concernent également des mineurs présents dans les camps de l’est du Tchad.

MSF précise que toutes les allégations n’ont pas pu être vérifiées, notamment lorsque les victimes ou les auteurs présumés n’ont pas pu être identifiés. Toutefois, les investigations ont permis d’établir des faits jugés suffisamment graves pour justifier des sanctions disciplinaires immédiates.

Crédit Photo : MSF

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Les 18 employés concernés ont été licenciés et interdits de toute réembauche au sein de l’organisation. MSF affirme également avoir identifié des failles dans ses procédures de contrôle et de recrutement, tout en annonçant un renforcement de ses mécanismes de prévention, de détection et de traitement des abus sexuels. L’ONG souligne que ces actes constituent une violation grave de ses principes humanitaires et exprime ses regrets envers les victimes.

Quant à d’éventuelles poursuites judiciaires, MSF indique « respecter la volonté des victimes de saisir ou non les autorités compétentes ». L’ONG au aussi reconnu des failles dans ses procédures de recrutement, notamment des contrôles d’identité insuffisants qui ont parfois permis à des mineurs d’être recrutés comme travailleurs journaliers.

Présente auprès des centaines de milliers de réfugiés soudanais installés au Tchad depuis le début du conflit en avril 2023, MSF assure poursuivre ses efforts pour garantir une meilleure protection des populations vulnérables.

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