L’ancien ministre de l’Énergie, Saleh Mamman, a été condamné ce 13 mai à 75 ans de prison pour blanchiment d’argent et détournement de fonds publics. Une décision historique dans un pays régulièrement confronté aux scandales financiers et aux pénuries d’électricité.
Ancien ministre nigérian de l’Énergie, Saleh Mamman, a été reconnu coupable par la Haute Cour fédérale d’Abuja pour avoir détourné plus de 33,8 milliards de nairas, soit environ 21 millions d’euros. Les fonds étaient initialement destinés au financement des barrages hydroélectriques de Zungeru et Mambilla, deux projets stratégiques pour améliorer l’accès à l’électricité au Nigeria.
Saleh Mamman : une condamnation exemplaire dans un contexte de crise énergétique
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Le juge James Omotosho a ordonné que les peines liées aux douze chefs d’accusation soient exécutées de manière consécutive, portant la sanction totale à 75 ans d’emprisonnement. Selon la Commission nigériane contre les délits économiques et financiers (EFCC), une grande partie des fonds aurait transité par des bureaux de change avant d’être redirigée vers des sociétés privées.
Au cours du procès, l’EFCC a présenté plusieurs dizaines de pièces à conviction, dont des relevés bancaires et des documents administratifs. La justice a également ordonné la confiscation des biens saisis et le remboursement de plusieurs milliards de nairas liés aux détournements.

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Saleh Mamman, ministre entre 2019 et 2021 sous la présidence de Muhammadu Buhari, a été condamné par contumace après son absence lors du verdict et de l’annonce de la peine. Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui afin de procéder à son incarcération.
Cette affaire intervient alors que le Nigeria traverse une grave crise énergétique. Malgré son statut de premier producteur de pétrole d’Afrique, le pays souffre d’un réseau électrique vieillissant et d’une production insuffisante. Selon la Banque mondiale, plus de 40 % des Nigérians n’ont toujours pas accès à l’électricité.





