Mondial 2026 : pourquoi les sélections africaines craquent dans les dernières minutes ?

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Mondial 2026 : pourquoi les sélections africaines craquent dans les dernières minutes ?
Le Sénégal éliminé par la Belgique/ Crédit : AP Photo/Ted S. Warren - Ted S. Warren

Les sélections africaines au Mondial 2026 paient cher leur incapacité à gérer les fins de match. Les éliminations de l’Afrique du Sud, de la Côte d’Ivoire, de la RDC et du Sénégal révèlent une faiblesse récurrente qui pourrait compromettre les ambitions du continent si des ajustements ne sont pas rapidement apportés.

Les éliminations successives de plusieurs sélections africaines au deuxième tour du Mondial 2026 ont un point commun troublant : toutes ont vu leur rêve s’envoler dans les dernières minutes. Loin d’être un simple concours de circonstances, cette répétition met en lumière des difficultés récurrentes dans la gestion des fins de rencontre, aussi bien sur le plan mental que tactique.

Sélections africaines au Mondial 2026 : le même scénario se répète

Les 16es de finale du Mondial 2026 ont fait apparaître un point commun aux éliminations africaines : une incapacité à maîtriser les dernières minutes des rencontres. Tout a commencé avec l’Afrique du Sud, qui a résisté au Canada pendant toute la rencontre avant de céder dans le temps additionnel sur une frappe lointaine de Stephen Eustáquio (90+2).

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La Côte d’Ivoire éliminé par la Norvège. AP Photo/Tony Gutierrez – Tony Gutierrez

Le lendemain, la Côte d’Ivoire, menée par la Norvège, était revenue au score grâce à Amad Diallo à la 74e minute et semblait en mesure d’arracher la prolongation. Mais Erling Haaland a inscrit le but de la victoire norvégienne à la 86e minute. Le même scénario s’est répété avec deux autres sélections africaines: la RDC et le Sénégal.

Les Congolais avaient surpris l’Angleterre dès la 7e minute grâce à Brian Cipenga et ont longtemps contenu les assauts anglais avant que Harry Kane n’égalise à la 75e minute puis n’offre la victoire aux Three Lions à la 86e. Le Sénégal, lui, semblait avoir fait le plus dur en menant 2-0 grâce à Habib Diarra puis Ismaïla Sarr. Mais Romelu Lukaku a réduit l’écart à la 86e minute, Youri Tielemans a égalisé quelques instants plus tard, avant d’inscrire le but de la qualification belge sur penalty à la 125e minute de la prolongation.

Le défi des fins de match

Ces éliminations ne traduisent pas un déficit de talent. Elles mettent plutôt en évidence un manque de maîtrise des fins de match : baisse de concentration, gestion émotionnelle défaillante, perte de la structure et de la discipline tactique, remplacements parfois inadaptés et incapacité à casser le rythme lorsque l’équipe mène. À ce niveau, quelques minutes de flottement suffisent pour faire basculer un destin.

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La RDC éliminée par l’Angleterre. Crédit Photo : Bradley Collyer / PQR

Les sélections africaines encore en lice : le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, le Ghana et le Cap-Vert, doivent tirer les leçons de ces déboires. Les staffs devront accorder une place plus importante à la préparation mentale, aux scénarios de fin de match sous pression, à la gestion tactique des dernières minutes et au leadership sur le terrain.

Le talent des joueurs africains n’est plus à démontrer. Le défi consiste désormais à transformer cette qualité technique en résultats durables en maîtrisant les détails qui font la différence lors des grandes compétitions. Car dans le football moderne, les grandes compétitions se gagnent souvent dans les détails et ces détails continuent de coûter cher à l’Afrique.

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