Le gouvernement ghanéen soutient une réforme constitutionnelle visant à prolonger le mandat présidentiel de quatre à cinq ans. Le ministre de la Justice, Dominic Ayine, a annoncé ce jeudi 30 juillet que l’exécutif avait validé cette recommandation, dont l’entrée en vigueur dépendra d’un référendum prévu en 2027.
Le mandat présidentiel de cinq ans figure parmi les principales recommandations retenues par le gouvernement à l’issue des travaux de la commission chargée de réviser la Constitution de 1992. Mise en place par le président John Dramani Mahama, cette commission avait pour mission de proposer des réformes destinées à moderniser les institutions du pays.
Mandat présidentiel de cinq ans : une réforme voulue pour donner plus de temps au gouvernement
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Selon le ministre de la Justice, Dominic Ayine, un mandat de quatre ans ne laisse en réalité que peu de temps pour gouverner efficacement. Les premiers mois d’une nouvelle administration sont consacrés à la transition et à la formation du gouvernement, tandis que la dernière année est largement dominée par la préparation des élections.
Le gouvernement estime ainsi qu’un mandat présidentiel de cinq ans offrirait davantage de stabilité et permettrait aux autorités de mettre en œuvre leurs engagements dans de meilleures conditions. Dans le même esprit, l’exécutif soutient également l’allongement du mandat des députés à cinq ans afin de l’aligner sur celui du chef de l’État.

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Parmi les autres propositions acceptées figure l’abaissement de l’âge minimum pour se présenter à l’élection présidentielle. Alors que la commission recommandait un seuil de 30 ans, le gouvernement préfère fixer cette limite à 35 ans, contre 40 ans actuellement, afin de favoriser une plus grande participation des jeunes à la vie politique.
La réforme prévoit aussi d’avancer les élections présidentielles à la première semaine de novembre afin de laisser davantage de temps entre le scrutin et l’investiture du président prévue le 7 janvier. Deux projets de loi d’amendement doivent être rédigés d’ici octobre 2026 avant d’être soumis au Parlement puis à un référendum en 2027. Pour être adoptée, la réforme devra obtenir la participation d’au moins 40 % des électeurs inscrits et le soutien d’au moins 75 % des votants.





