Le commandant Abou Lou Lou, figure controversée des Forces de soutien rapide (FSR) accusée d’exactions à El-Fasher, aurait été renvoyé sur le front du Darfour, selon des informations de l’agence de presse Reuters. Surnommé le « boucher d’El-Fasher », il avait été arrêté en 2025 par sa propre hiérarchie après la diffusion de vidéos le mettant en cause dans des exactions, et faisait l’objet de sanctions internationales.
Selon plusieurs sources médiatiques, dont Reuters repris par RFI ; le haut commandant des Forces de soutien rapide (FSR), al-Fateh Abdullah Idriss, alias Abou Lou Lou, serait de nouveau actif sur le terrain militaire. Cette information relance les interrogations sur la discipline interne au sein des FSR et sur le sort judiciaire réservé à ce chef accusé de crimes graves lors des combats au Soudan.
Abou Lou Lou à nouveau sur le front au Soudan !
Soudan : l’ONU lance une enquête urgente sur les atrocités à El-Fasher
En 2025, Abou Lou Lou avait été arrêté par sa propre hiérarchie après la diffusion de vidéos le montrant impliqué dans des exécutions sommaires de civils lors de la prise d’El-Fasher, au Darfour Nord. Ces images, largement diffusées sur les réseaux sociaux, avaient suscité une indignation internationale et conduit à des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.
Les FSR avaient alors annoncé son incarcération et promis un jugement par une instance militaire, dans un contexte de fortes pressions internationales pour documenter les exactions commises pendant la guerre au Soudan. Selon ces mêmes informations, le commandant avait été présenté menotté dans une prison à El-Fasher, avant que son dossier ne soit confié à un conseil de discipline interne.

Lire aussi : Soudan : un général des paramilitaire des FSR rejoint l’armée, un possible tournant dans le conflit !
Cependant, de nouveaux éléments rapportés par Reuters indiquent qu’il aurait été discrètement libéré sur ordre d’un haut responsable, le frère du général Hemedti chef des FSR ; puis redéployé vers le Kordofan pour renforcer les lignes de combat.
Une décision qui contredit les engagements publics de poursuites judiciaires et alimente les critiques sur l’impunité au sein du groupe paramilitaire. Le gouvernement parallèle mis en place par les FSR nie toutefois toute libération, affirmant que des procédures judiciaires sont toujours en cours.






