Sahel : l’Union africaine abat ses cartes face à l’AES

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Dialogue Sahel-UA : l’Union africaine abat ses cartes face à l’AES

Le président burundais Évariste Ndayishimiye, a relancé le dialogue Sahel-UA ce lundi 21 juillet. Le nouvel envoyé spécial de l’Union africaine pour le Sahel a pour objectif de rapprocher les positions et de raviver la coopération régionale face à la crise sécuritaire.

Le jeudi 17 juillet, le président burundais Évariste Ndayishimiye, a été désigné envoyé spécial de l’Union africaine pour le Sahel. Sa mission est d’intensifier le dialogue Sahel-UA qui pour éviter un éloignement entre les deux blocs et de travailler au retour de la paix dans le Sahel.

Nouveau round du dialogue Sahel-UA

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Quelques jours après sa nomination officielle par le président en exercice de l’UA, João Lourenço, Évariste Ndayishimiye a eu un échange téléphonique  avec Assimi Goïta ce lundi soir. Cet premier échange a été qualifié de « fructueux et convivial » par le président burundais sur X. La conversation, tenue dans un « climat de confiance mutuelle », a porté sur la situation sécuritaire au Sahel et sur les perspectives d’une coopération renouvelée.

Ce contact s’inscrit dans la stratégie diplomatique initiée par João Lourenço, qui multiplie les initiatives pour réintégrer les pays de l’AES dans le giron africain. Début juillet, il avait déjà échangé avec le président nigérien de la transition, Abdourahamane Tiani, et dépêché en juin son ministre des Affaires étrangères dans les trois capitales sahéliennes. L’Angola, sous sa présidence, qualifie la situation dans la région d’« urgence continentale » nécessitant une mobilisation collective contre le terrorisme.

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Évariste Ndayishimiye, le président du Burundi

Le mandat confié à Ndayishimiye dépasse la simple médiation. Il consiste à renforcer les contacts avec les autorités de transition, les acteurs régionaux, la société civile et les partenaires internationaux. L’objectif est de favoriser le dialogue Sahel-UA, construire un consensus inclusif et promouvoir des stratégies durables pour une paix régionale. Cette mission complète celle confiée à Mamadou Tangara, représentant spécial de la Commission de l’UA pour le Mali et le Sahel, installé à Bamako.

Tous deux œuvrent à réduire la fracture entre l’UA et les États sahéliens, qui avaient vivement dénoncé leur marginalisation lors d’un sommet africain en 2025. Avec cette nouvelle mission confiée à Évariste Ndayishimiye, l’Union africaine espère rouvrir un canal de discussion crédible et efficace avec l’AES. Le dialogue Sahel-UA apparaît désormais comme une priorité pour surmonter les divisions et répondre collectivement à la menace terroriste qui gangrène la région.

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