Ce samedi 17 janvier, Lomé la capitale togolaise, a accueilli une réunion de haut niveau sur la crise à l’Est de la RDC. Sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo entend faire de la médiation africaine, un processus de paix plus cohérent, coordonné et mesurable, sous l’égide de l’Union africaine.
Lomé s’affirme comme un nouveau centre de gravité diplomatique sur le dossier sensible de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs. L’objectif affiché par Lomé est de mettre fin à la dispersion des initiatives et redonner à la médiation africaine une capacité réelle d’exécution. À la manœuvre, Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République togolaise et médiateur désigné de l’Union africaine, porte une ligne de rupture avec les approches symboliques sans effets durables.
Lomé, laboratoire d’une médiation africaine opérationnelle
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La séquence diplomatique engagée à Lomé s’inscrit dans une montée en puissance progressive. Dès le 16 janvier, experts et facilitateurs ont préparé le terrain en harmonisant méthodes et priorités. L’objectif était d’éviter un sommet de plus et de bâtir une chaîne de décision capable de traduire les engagements politiques en actions concrètes, cœur même de la médiation africaine voulue par le Togo.
Au centre des débats figure un constat largement partagé; la multiplication des cadres de dialogue autour de la crise congolaise a affaibli la lisibilité de l’action africaine. En réponse, Lomé plaide pour une architecture unifiée, articulant clairement l’Union africaine, les organisations régionales et les mécanismes existants, sans en créer de nouveaux. Cette clarification est présentée comme une condition indispensable à l’efficacité de la médiation africaine.
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Dans son discours, Faure Essozimna Gnassingbé a insisté sur la nécessité d’une cohérence à trois niveaux : politique, institutionnelle et opérationnelle. La paix, a-t-il rappelé, ne se proclame pas. Elle se construit dans la durée, à travers des décisions suivies, évaluées et appliquées sur le terrain, loin des effets d’annonce. Lomé veut aussi ramener la médiation africaine à sa finalité première; l’amélioration tangible des conditions de vie des populations.
Sécurité, accès aux services essentiels, retour de la confiance sociale deviennent les véritables indicateurs de succès. En se posant en plateforme de convergence, le Togo entend ainsi déplacer le débat du symbole vers l’exécutable, et placer l’action africaine face à sa responsabilité historique qui est de faire tenir la paix dans le temps.






