Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, se serait rendu à Moscou mardi 25 août, selon plusieurs médias américains. Ni Washington ni le Kremlin n’ont officiellement confirmé cette visite, dont les raisons restent inconnues.
L’information, rapportée notamment par CBS et Axios, intervient alors que les contacts directs entre les États-Unis et la Russie restent rares. Selon les informations disponibles, John Ratcliffe serait arrivé dans la capitale russe à bord d’un avion militaire américain ayant transité par la Lettonie avant d’atterrir à l’aéroport de Vnoukovo. La guerre en Ukraine, les échanges de prisonniers ou encore les relations entre les deux puissances pourraient être au cœur des discussions.
Pourquoi John Ratcliffe s’est-il rendu à Moscou ?
Guerre en Ukraine : Zelensky propose un face-à-face avec Poutine pour relancer les négociations
Le déplacement de John Ratcliffe intervient dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et par les efforts de Washington pour maintenir des canaux de discussion avec Moscou. Le Financial Times affirme que les États-Unis auraient demandé à l’Ukraine de ne pas mener de frappes contre Moscou, Saint-Pétersbourg ou d’autres zones du nord de la Russie lundi, mardi et mercredi, afin de permettre le déplacement d’un haut responsable américain. Washington n’a toutefois pas confirmé officiellement cette information.
Plusieurs dossiers pourraient expliquer la présence du patron de la CIA à Moscou. La guerre en Ukraine figure parmi les principales hypothèses, alors que les négociations visant à mettre fin au conflit restent difficiles. Les échanges de prisonniers pourraient également être abordés. La CIA avait déjà joué un rôle dans plusieurs négociations ayant permis la libération de ressortissants américains détenus en Russie, notamment le journaliste Evan Gershkovich et l’ancien Marine Paul Whelan en 2024.

Lire aussi : Guerre en Ukraine : finalement, pas de rencontre Trump-Poutine « dans un avenir proche »
La visite pourrait aussi s’inscrire dans le cadre des échanges directs maintenus entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Le président américain avait notamment annoncé le 11 août avoir obtenu la libération de l’ancien Marine Robert Gilman après des discussions avec son homologue russe. Il avait également envoyé à plusieurs reprises son gendre Jared Kushner et son émissaire spécial Steve Witkoff à Moscou pour rencontrer le président russe.
Pour l’heure, la visite de John Ratcliffe à Moscou reste entourée de secret. Ni la CIA ni la Maison-Blanche, ni encore le Kremlin, n’ont confirmé officiellement les rencontres qui auraient eu lieu ni les sujets abordés. Dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Moscou, ce déplacement inhabituel pourrait donc signaler l’existence de discussions sensibles, mais leur contenu reste, à ce stade, inconnu.





