« Soit nous survivons, soit nous cessons d’exister » : après une défaite, le chef des paramilitaires soudanais durcit le ton

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« Soit nous survivons, soit nous cessons d’exister » : après une défaite face à l’armée, le chef des paramilitaires soudanais durcit le ton
Le commandant des Forces de soutien rapide (FSR) du Soudan, le général Mohamed Hamdane Daglo. (Photo d'illustration) © Ashraf Shazly, AFP

Le chef des paramilitaires soudanais Mohamed Hamdan Daglo, dit Hemedti, a annoncé ce 27 juillet un changement de stratégie militaire après un important revers face à l’armée du général Abdel Fattah al-Burhan. Les Forces de soutien rapide (FSR) ont perdu plusieurs positions stratégiques dans le Kordofan du Nord.

La guerre au Soudan connaît un nouveau tournant. Après avoir subi une défaite majeure face à l’armée soudanaise, les Forces de soutien rapide (FSR) ont perdu le contrôle d’un axe routier stratégique reliant El-Obeid à Khartoum. Face à ce revers, leur chef Mohamed Hamdan Daglo, dit Hemedti, a appelé ses troupes à accélérer leurs opérations, affirmant : « Soit nous survivons, soit nous cessons d’exister ».

Hemedti appelle les paramilitaires soudanais à une nouvelle stratégie 

Dans un message vidéo diffusé le 27 juillet, le chef des paramilitaires soudanais a reconnu la gravité de la situation militaire. « À partir d’aujourd’hui, il n’y a plus de repos. Soit nous survivons, soit nous cessons d’exister », a déclaré Hemedti à ses combattants, appelant ses commandants à prendre davantage d’initiatives sur le terrain.

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Cette déclaration intervient après une importante avancée de l’armée soudanaise dans l’État du Kordofan du Nord. Après plusieurs jours d’offensive, les forces du général Abdel Fattah al-Burhan ont repris le contrôle d’un axe routier stratégique reliant El-Obeid à Khartoum. Cette route permettait aux FSR d’assurer leurs ravitaillements et de maintenir une pression sur les positions militaires adverses.

La perte de cet axe constitue un coup dur pour les paramilitaires soudanais. Plusieurs commandants paramilitaires auraient été capturés et les FSR auraient également perdu une partie de leur capacité logistique dans cette région. En réponse, des frappes de drones attribuées aux paramilitaires ont visé la ville d’El-Obeid, provoquant des destructions matérielles.

Le chef de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan Le chef de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan, (image d’illustration). © AFP

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Le chef des paramilitaires soudanais a également demandé aux commandants de ses troupes de ne plus attendre systématiquement les ordres venant d’en haut pour lancer des opérations, afin d’aller plus vite. Cette annonce suscite des inquiétudes, alors que les FSR sont accusées par l’ONU et plusieurs organisations internationales d’avoir commis de graves exactions, notamment lors de leur offensive sur El-Fasher, au Darfour.

Depuis le début de la guerre en avril 2023 entre l’armée et les FSR, le Soudan traverse l’une des plus graves crises humanitaires au monde. Le conflit aurait fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de 11 millions de personnes, selon les Nations unies. Alors que les combats se poursuivent, le changement de stratégie annoncé par Hemedti fait craindre une nouvelle intensification des violences.

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